IPE par le mouvement explicable

IPE par le mouvement explicable

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Axe de recherche

Interaction personne-machine

Les systèmes robotiques interactifs utilisent des expressions non verbales (tableau de bord, indicateurs sonores ou lumineux, etc.) pour fournir des informations sur leur état interne et permettre une interaction personne-robot fluide. Afin de rendre cette interaction intuitive (utilisant des canaux de communication naturels pour l’humain), ils peuvent utiliser des gestes déictiques pour indiquer une direction ; des indices visuels pour créer un espace d’attention partagé et coordonner des tâches collaboratives ; des gestes emblématiques pour communiquer leurs intentions et leurs états affectifs. Un tel vocabulaire d’expressions non verbales dépend de la capacité à reproduire un répertoire gestuel et postural. L’émergence récente de robots non humanoïdes tels que les aéronefs a motivé l’exploration d’autres canaux de signalisation et modèles de mouvement. Toutefois, dans le cas des essaims de robots, l’utilisation de ces expressions non verbales communes est entravée par le caractère abstrait de l’entité​groupe et la possibilité pour un essaim de se reconfigurer à volonté. L’Interaction Personne-Essaim (IPE) est d’autant plus fascinante qu’elle est complexe à explorer.

Des aspects non critiques du système robotique peuvent ainsi être projetés dans l’espace noyau de l’espace de tâches, ce qui contribue à rendre la génération de trajectoire plus simple et robuste, par exemple pour adapter le contrôle d’un humanoïde à un opérateur ou une opératrice. Un observateur ou une observatrice face à un essaim de robots doit prendre en compte les propriétés émergentes résultant des multiples comportements individuels, telles que la tendance des individus à rester proches les uns des autres, ou à harmoniser leurs vitesses. La détermination des paramètres du comportement d’un essaim et leur corrélation à des figures expressives spécifiques reste encore du domaine de l’investigation ; des chercheurs ont récemment commencé à examiner la manière dont les comportements des essaims sont associés à des états émotionnels, et notre propre étude expérimentale a montré comment l’expressivité d’un essaim est liée à la variation des paramètres de synchronisation spatiale et temporelle.